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Comprendre ce qu’il se passe dans la tête d’un requin juste avant qu’il ne morde est le but ultime de notre recherche.

 

La probabilité de se faire mordre par un requin est bien plus que surestimée. Chaque année, de milliards de personnes se baignent, plongent, nagent, surf ou pratiques d’autres activités aquatiques. En même temps, on recense, sur la même période, une centaine d’accidents à travers le monde. Si l’on considère que les requins sont les prédateurs de plus de 50 kg les plus nombreux sur la planète, ce chiffre est pour ainsi dire insignifiant. Le fait que 20 à 30 % des incidents n’occasionnent aucune blessure aux personnes impliquées diminue encore plus la signification de ce chiffre. Un autre pourcentage significatif résulte en des blessures superficielles. Sur les 30 à 40 morsures de requins qui occasionnent des blessures sérieuses, seules 5 à 7 d’entre elles sont mortelles.

 

La probabilité réelle de se faire mordre par un requin est plus que surfaite. Chaque année, des milliards de nageurs, baigneurs, surfeurs, snorqueleurs, machoire-de-requinapnéistes et plongeurs… fréquentent les eaux du monde entier. Cependant, moins de 100 personnes sont blessées par les requins. En sachant que le requin est le prédateur de plus de 50 kg le plus répandu sur la planète, ce chiffre frise l’insignifiant statistique. Ce nombre peut encore être réduit quand l’on sait que 20 à 30% des rencontres ne causent aucune blessure aux personnes concernées. Exemple : Un requin heurte une planche de surf et la personne tombe à l’eau. Un autre pourcentage (assez important) des incidents se solde par des blessures superficielles. Sur les 30 à 40 morsures annuelles graves, seules 5 à 7 sont mortelles. Malgré le rapport négligeable entre ces accidents et les millions de personnes qui entrent dans l’eau chaque jour, la peur qu’un tel évènement se produise reste tellement vive dans l’esprit des gens, que la majorité d’entre eux n’envisage même pas d’interagir avec les requins afin de mieux les connaître.

Malgré ce risque infime, la peur de se faire attaquer par un requin est si vive que la grande majorité des personnes n’envisagent même pas de plonger avec les requins pour apprendre à les connaître.

 

Recherche sur le terrain

test terrain2 Jusqu’au début des années 90, la recherche se limitait principalement à la collecte de données et au classement des incidents. Les recommandations publiées manquaient de tests sur le terrain et ne reflétaient que les opinions des responsables de ces dossiers. Les personnes qui étudiaient les requins n’avaient en général aucune notion de ce qu’est l’interaction homme-requin. Il n’est dès lors pas surprenant que de très nombreuses hypothèses sur la cause des morsures se soient révélées erronées. La recherche financée par le gouvernement américain a commencé en 1958 lorsque le ‘Shark Attack Panel’ (groupe d’études sur les attaques de requins) fut créé. Fondé par la US NAVY, on donna comme tâche à ce panel de scientifiques de quantifier et de qualifier les morsures de requins, d’en chercher les motivations et de donner des recommandations sur la façon de les prévenir. De manière générale, le groupe d’études se montra peu compétent et échoua à offrir des directives pertinentes sur les façons d’éviter les accidents ou les raisons de leurs causes. L’une des lacunes concernant les recommandations étaitle manque de recherche sur le terrain: le panel ne comptait pas de comportementalistes des requins, ne connaissait pas les principes d’interactions homme-requin, et surtout, n’avait pas d’expérience avec ces animaux — ce qui est une condition préalable et indispensable pour comprendre leur comportement.

 

Reconstruire les accidents de requins

etude-sur-le-terrainLa reconstitution d’une morsure de requin se concentre sur les facteurs déterminants que sont l’espèce impliquée, la taille de l’animal et la motivation possible. La tâche la plus importante est probablement la reconstitution réelle d’un incident dans un cadre similaire avec des requins de la même espèce. Cela permet de créer une base pour élaborer des recommandations sur l’attitude à avoir pour agir et réagir de façon appropriée dans de telles situations, éviter les réactions prévisibles du requin, et/ou désamorcer des situations dangereuses.

 

 

 

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