Ecomorphotypes

Ecomorphotypes

La biodiversité des élasmobranches est complexe.

Elle peut être abordée de façon classique, selon le classement phylogénétique ou selon le concept de l’écomorphotype (L. Compagno – 1990).

Ce classement, regroupe les condrychtyens sur base de similitudes morpholgiques, d’habitat et/ou de comportement. Ces groupements (22) peuvent inclure différents taxons phylogénétiquement reliés ou pas.

Ce concept combine donc des caractéristiques morphologiques à une composante environnementale.

Ainsi, les élasmobranches pélagiques sont classés en trois écomorphotypes:
– macrocéanique,
– microcéanique
– dorso-ventral plat.

Requin renard commun (Alopias vulpinus)
Requin renard commun (Alopias vulpinus) – Ecomorphotype macrocéanique

Le requin renard appartient à l’écomortphotype macrocéanique.

Ce dernier se compose de:
– 3 carcharinidés, requin bleu (Prionace glauca), requin longimane (Carcharinus Logimanus), requin soyeux (Carcharinus falciformis)
– un lamniidé, petit requin taupe (Isurus paucus)
– les alopiidés, requins renard
– un megachasmidé, requin grande gueule (Megachasma pelagios).

D’un point de vue biotique, l’environnement océanique présente une biodiversité et une productivité faibles.

Le type macrocéanique se caractérise par une grande taille, un corps ferme, une “peau” fine et de grandes nageoires pectorales.

D’un point de vue écologique, les adultes restent au grand large, loin des côtes tandis que les jeunes s’y en approchent. Ils se nourrissent de poissons osseux en bancs et de céphalopodes. Certains, restent opportunistes comme le requin bleu, capable de se nourrir de krill.

 

Dans l'environnement pélagique pauvre en ressource, il faut savoir s'adapter. C'est ce que fait le requin bleu (Prionace glauca), capable de se nourrir également de krill.
Dans l’environnement pélagique pauvre en ressources, il faut savoir s’adapter. C’est ce que fait le requin bleu (Prionace glauca), capable de se nourrir également de krill.